Collaboration

Cette année est définitivement sous le signe du partage. J’ai enfin eu l’occasion de sortir de mon cocon avec quelques bouteilles, pour échanger, pour apprendre et pour partager. C’est l’un des plus précieux avantages de cette profession. Un métier solitaire mais fait d’échanges et de rencontres. C’est certainement la raison profonde qui m’a poussée vers cette activité. Le retour à la nature évidemment est ce qui m’a attirée. Le retour à la nature et la convivialité de ce que l’on fabrique. Nous créons dans la nature pour apporter surprise, joie et convivialité. Comme tout processus de création, il y a un temps de repli sur soi, d’introspection. Puis un temps de confrontation, d’appel à l’aide et de don à autrui. Ce qui m’a marquée quand j’ai fait mes premiers pas dans ce milieu, c’est cette conscience collective de la nécessité d’entraide, ou tout du moins de partage. Une sorte de bienveillance professionnelle. Il y a bien sûr des tensions, des guerres de paroisses. Nous sommes loin du monde des bisounours. Mais chacun a conscience à son niveau que seul, on ne peut pas grand chose. En même temps, ce texte vient à la suite de quelques récoltes… sûrement l’effet vendange !

En parlant de partage, j’ai le grand plaisir de vous informer que le premier guide « Vigneronnes, 100 femmes qui font la différence dans les vignes de France » est sorti dans les librairies et Sandrine Goeyvaerts y parle de moi 😉

Le mois d’Août a été calme, excepté le camping sauvage organisé par les chevaux de la parcelle voisine. Ils ont profité des 24h de liberté pour boulotter le pineau… La sécheresse, elle non plus, n’a pas abandonné la partie. Les véraisons se sont faites lentement. Les poules ont vu leur enclos restreint à la portion congrue car elles commençaient à manger les baies les plus mûres. Les maturités se sont bloquées pour mieux accélérer en septembre. De petites récoltes en sont nées. Petites mais au potentiel incroyable. Le gamay a été rentré pour une nouvelle cuvée surprise à venir, puis le pineau d’Aunis et le cabernet franc pour le désormais classique Dahlia. Le tout sous un soleil de plomb. Merci mes amis pour votre aide. Les levures sont maintenant en train de prendre le relais. Je les surveille et les soutiens du mieux que je peux.

Cette année, ce sera aussi le grand retour tant demandé de Cocous. Les belles grappes de chenin patientent encore pour vous offrir d’incroyables bouquets d’arômes. J’ai hâte !

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