Les renforts sont arrivés

Depuis plus d’un mois maintenant, je compte sur l’aide de cinq poules et deux canards pour me seconder dans la tonte, le désherbage, la régulation des petites bébêtes, l’amendement et le travail du sol. C’est un grand changement qui a été facilité par une erreur de cadastre en ma faveur. J’ai récupéré une bordure de 2 m avec quelques frênes le long des cabernets francs. Un emplacement parfait pour un poulailler et un petit bassin ! Pour le moment, les poules gèrent bien leur territoire. Elles laissent les vignes tranquilles et s’attaquent au sol. J’ai même quelques œufs frais en supplément. Leur nombre ne doit rien au hasard. C’est pile ce qu’il faut pour apporter les 2,4 unités d’azote annuelles nécessaires aux 12 ares de vignes. J’ai clôturé le tout pour les protéger des renards et chiens errants. Et tout se passe au mieux pour l’instant.

Côté vignes, j’avais choisi de ne plus travailler les sols mais mon voisin pensant bien faire a repassé un dernier coup de cultivateur entre les rangs. J’ai testé le couchage sous le rang dans la parcelle de Pineau d’Aunis, en prévision d’un été chaud et sec. Top quand c’est du trèfle mais pas terrible avec les graminées. Il faut que je trouve un autre outil que la bêche. Sinon vive la débroussailleuse !

L’ébourgeonnage est terminé et la fleur débute. Le mois frais a ralenti la pousse mais la vigne est belle. C’est le temps des cueillettes, tisanes et pulvérisations de 500 et 501.

Côté cave, pas grand chose. Zetian goûte super bien. J’en profite pour me mettre à jour sur l’administratif et relancer les impayés…

Ne pas se découvrir d’un fil

La météo a été une nouvelle fois rude. Fin mars, le chenin avait bien débourré suivi de près par le gamay. Les chaleurs d’alors avaient précipité le printemps. Malheureusement, l’hiver s’est rappelé à nous dès le 4 avril avec une première nuit de gel puis une deuxième qui n’ont épargné personne. Les pulvérisations de valériane, d’arnica dans les jours qui ont suivi ont réussi à aider la vigne à surmonter cette fameuse nuit à -3°C. Quelques bourgeons ont grillé avec les premiers rayons du soleil mais le reste s’est redressé doucement et est reparti. Le pineau d’Aunis et le cabernet franc n’ayant quasiment pas débourré à cette date, ils sont restés protégés.

Avec le froid revenu, la vigne a pris son temps pour s’ouvrir. Ce n’est pas plus mal car elle avait cette année encore, de l’avance. Mais un mois après exactement, le 4 mai, le gel s’est invité de nouveau. Moins fort il est vrai. Mais la vigne ayant poussée, elle y était beaucoup plus sensible. Nous avons atteint les 0°C fatidiques et la gelée blanche est revenue. Cette fois, la valériane pulvérisée la veille a suffi à soutenir les deux nuits froides consécutives. Les saints de glace arrivant ce week-end, on peut espérer que nous sommes sauvés pour 2019.

J’ai aussi eu la visite de Max et Alex, les cavistes sportifs de cyclovino. Ils font le tour des vignerons faisant du vin vivant. Tour d’Europe ! N’hésitez pas à suivre leurs aventures sur leur page facebook. Ils sont adorables et courageux. Et en plus, ils m’ont permis d’offrir à Nadège Herbel, une de mes bouteilles, grâce à leur « passe ton vin à ton voisin ».

Côté cave, j’ai pu mettre en bouteille Maia fin mars. Il est donc prêt à être bu. C’est un gamay léger et fruité, facile à boire en toute occasion. C’est vraiment le vin des copains. Il se boit frais dans la convivialité d’un pique nique, d’un apéro ou d’un barbecue. En avril, ça a été au tour de Dahlia, qui est encore un peu fermé depuis. Il est plus frais et plus léger que sa version 2017. J’ai hâte qu’il s’ouvre à nouveau ! J’ai aussi fait l’assemblage de Zetian. Il va pouvoir être mis en bouteille prochainement. Les trois cuvées ont profité du printemps pour se poser et s’équilibrer. Mars était un peu trop tôt pour les présenter. Mais on touche bientôt au but ! Pour fêter ça, j’ai lancé une boutique en ligne sur le site.

Mars et ça repart

Une météo de folie, un printemps impatient qui s’énerve au portillon : de la chaleur, de la pluie et maintenant du vent… Il faut travailler vite, vite et bien. Ces variations climatiques m’ont donné quelques sueurs froides et j’ai accéléré la taille. Je l’ai fini avec de l’aide et quinze jours d’avance, mais les premiers bourgeons dans le coton m’ont donné raison. J’en ai profité pour amender le sol en basalte et en matière organique sur les conseils d’Eric Petiot. Cela devrait participer au ré-équilibrage du sol et à la reprise de sa vie, qui est de plus en plus visible, chaque année.

Les sols sont gorgés d’eau avec les dernières pluies : pas pratique pour le travail du sol mais idéal pour replanter des piquets et refaire une beauté aux parcelles.

A la cave, c’est surtout le salon Canons! Pas facile de présenter des vins pas finis. Pas facile mais formateur ! Je ne le ferai pas tous les jours mais une fois de temps à autre, pourquoi pas. Pour l’anecdote, après m’être entendue dire qu’il fallait absolument en présenter, on m’a dit que je devrais pas le faire mais laisser les gens patienter. Ahah ! Le salon en lui-même a été une belle réussite. 1000 visiteurs, des particuliers, des pros, des locaux, des étrangers… une ambiance incroyable, avec une équipe organisatrice efficace, souriante, aux petits soins, une équipe d’anges ! Des rencontres vigneronnes qui me marqueront et qui marqueront mon futur travail. Mon premier interview presse : France3-région. Hâte de revenir !

Les petits nouveaux ont beaucoup plus. Zetian pour sa complexité et sa singularité, Maia pour son fruit et sa simplicité. J’avais pour l’occasion testé le cirage des bouteilles à la cire d’abeille. Un vrai plaisir ! Elle est très facile à mettre, à enlever et son rendu est très esthétique. En plus, les abeilles travaillent près de chez nous ! Que demander de plus ?!

Maintenant, c’est l’heure des premières décoctions, du travail de sol et des premières vraies mises en bouteille. 2019 n’attend plus.

Bruts de cuve

Un début d’année en fanfare… Je ne me souviens pas d’avoir été autant prise l’année dernière, mais c’est à croire que les activités comme les vins évoluent.

Côté vignes, j’ai mis en place mon petit plan amendements et accompagnement 2019 avec l’objectif de réduire encore et toujours plus le cuivre et le soufre utilisé. J’ai accueilli Ecocert pour la visite annuelle et réfléchi à des aménagements dans les parcelles pour gagner en autonomie. J’ai aussi commencé la taille en sacrifiant la parcelle de gamay pour mes essais de brouette à feu. Trouver la bonne technique d’allumage n’a pas été simple, et j’y ai passé de nombreuses heures. Mais c’est rôdé maintenant. La parcelle de chenin devrait être terminée demain.

Côté vins, sur les conseils d’Adrien de Mello, du Domaine de la petite soeur, et après avoir parcouru les différents salons du vin, je me suis lancée dans le brut de cuve. C’est à dire mettre en bouteille des échantillons de vin en élevage pour que les gens les goûtent… Pas facile comme démarche, car même aujourd’hui, des gens me disent que mes millésimes 2017 sont bien meilleurs maintenant et qu’ils auraient gagné à attendre. Alors imaginez pour les 2018 ! De toute façon, je n’ai pas trop le choix. Je serai les 9 et 10 mars prochains à Nantes à Canons, salon des vigneronnes naturelles. Il faut bien quelques canons à faire goûter.

Côté paperasse, je m’enfonce toujours plus profond… C’est incroyable, y’en a toujours plus.

Meilleurs vœux 2019

Je vous souhaite à tous une très bonne année 2019 faite de belles découvertes et de délicieuses dégustations.

J’ai profité de la trève hivernale pour vous préparer un petit coin d’accueil dans ma toute petite cave. Un endroit sans prétention mais que j’espère chaleureux.

Les millésimes 2018 sont toujours en élevage. Je vais organiser une petite mise en bouteille de quelques specimens pour pouvoir vous les faire déguster en prime au salon Canons qui aura lieu à Nantes les 9 et 10 mars. Il n’y aura pas Cocous (Chenin moelleux), mais Dahlia (Pineau d’Aunis, Cabernet Franc, rosé sec), et des petits nouveau , Zetian (Chenin sec) et Maia (gamay rouge). C’est l’occasion de vous donner l’origine des noms de cuvées de la Tour Brune.

Cocous est le grand classique du domaine. Le nom est un hommage au lieu et aux vignes de la Tour Brune. Les vignes font depuis plus de 70 ans du Coteaux du Layon. Le nom vient des lieux-dits qui entourent la parcelle. Cocou est un mot en patois angevin pour désigner l’oiseau Coucou. Je n’ai pas fait les démarches pour l’AOC. J’en avais discuté avec l’agent de contrôle qui me confirma que ce n’était peut-être pas judicieux au vue de mes petits rendements. J’ai choisi de rester en Vin de France, mais je voulais que le vin reste un grand classique avec un nom en lien avec son terroir, son histoire et la nature. Ce nom d’oiseau s’est révélé idéal !

Les autres vins sont tous en lien avec des femmes qui ont marqué nos histoires.

Dahlia est une référence à Elizabeth Short et au roman de James Ellroy qu’elle lui a inspiré. Un roman intense, un phrasée sec et profond tout en élégance, comme Lizz, une femme jeune qui n’a pas froid aux yeux, à la vie intense sacrifiant tout pour la réalisation de ses rêves quoi qu’il lui en coûte.

Maia est un hommage à la « Diva de la danse » Maia Plissetskaïa, qui pendant plus de 80 ans a virevolté dans le monde de la danse classique. Elle reste celle qui subjuga par ses sauts incroyables, par la fluidité de ses bras, par sa danse mélangeant subtilement une technique parfaite avec une sensibilité dramatique aigüe.

Zetian s’inspire de Wu Zetian, la seule impératrice régnante d’un des plus anciens et grands empires, celui de Chine. Longtemps auréolée d’une légende noire parce que femme, son histoire a été depuis réévaluée. Elle gouverna un état solide, prospère, à la civilisation raffinée. A l’ambition constante, elle chamboula les règles d’une société confucéenne en imposant fermement une égalité de traitement entre hommes et femmes dans des passages clés de l’existence de chacun.

Le grand bain

Le mois de novembre a été plus calme. L’essentiel du travail a été fait en cave. Les fermentations alcooliques et malolactiques étant toutes terminées, le travail est maintenant concentré sur l’élevage et l’ouillage. Il a aussi fallu habiller les dernières bouteilles du millésime 2017. 

L’association Pinards et Jus d’Ancenis m’a très gentiment invitée au salon La Boire qu’elle organise chaque année à Nantes le premier week-end de décembre. Une grande première pour moi. Les premières confrontations de mon vin avec les professionnels, vignerons et autres acteurs de la filière vin. Grâce à votre soutien, le stock de 2017 était déjà restreint. Le salon a fini de l’écouler. Le 1er décembre est le jour de mes premières ventes professionnelles mais aussi celui de mes dernières ventes de Cocous et Dahlias 2017.  Tout a disparu en quelques heures. Même pas de quoi assurer ma présence sur les deux jours du salon. Dorénavant les dernières bouteilles 2017 sont toutes dans vos caves personnelles ou à la cave Sauvage (Paris, 6e). 

L’association Pinards et Jus d’Ancenis m’a très gentiment invitée au salon La Boire qu’elle organise chaque année à Nantes le premier week-end de décembre. Une grande première pour moi. Les premières confrontations de mon vin avec les professionnels, vignerons et autres acteurs de la filière vin. Grâce à votre soutien, le stock de 2017 était déjà restreint. Le salon a fini de l’écouler. Le 1er décembre est le jour de mes premières ventes professionnelles mais aussi celui de mes dernières ventes de Cocous et Dahlias 2017.  Tout a disparu en quelques heures. Même pas de quoi assurer ma présence sur les deux jours du salon. Dorénavant les dernières bouteilles 2017 sont toutes dans vos caves personnelles ou à la cave Sauvage (Paris, 6e). 

Les retours chaleureux sur les dégustations autant de Dahlia que de Cocous m’ont donné le courage et la confiance nécessaire pour élever le millésime 2018. Ce fût une expérience extraordinaire. De précieuses rencontres et pleins de nouvelles envies pour les prochains millésimes, avec un énorme coup de coeur pour Isidore 2015 de Didier Chaffardon. Merci à tous les vignerons Jacques Février, Xavière Hardy, Jacques et Marie Carroget, Adrien de Mello, Didier Chaffardon et tous les autres professionnels et particuliers. Vos conseils restent bien au chaud pour les prochaines bouteilles. Je regrette sincèrement de ne pas avoir su être présente sur les deux jours. Je n’ai pas eu le courage de présenter mes bruts de cuves. Je préfère attendre qu’ils soient plus mûrs. Après tout, ce sont toujours mes premiers.

Je voulais vraiment me préserver de cette course à la mise en bouteilles dont sont victimes les vignerons. Mais l’engrenage des salons ne semblent pas laisser beaucoup d’alternatives. Je vais voir comment aborder mon prochain salon en mars. Plein de questions fusent. Dois-je anticiper la mise en bouteille quitte à sacrifier un peu d’élevage ? Dois-je préparer des bruts de cuve ? Il va être temps de prendre des décisions. Rapidement. « Heureusement » je ne fais pas encore les grands salons professionnels d’Angers en février.

En attendant la taille peut commencer…

Fermentations

Octobre, le mois de toutes les fermentations. Cette année, j’ai réussi à lancer toutes mes fermentations en levures indigènes. Une fois encore, celles de la parcelle de Dahlia ont été exemplaire. Presque 10 points par jour, sans faiblir et jusqu’au bout. 992, un Dahlia 2018 encore bien sec et complètement nature. La population de saccharomyces est dynamique et efficace, les autres levures restent bien au second plan. Un vrai plaisir de fermentation ! Cela dit, toutes les fermentations alcooliques 2018 se sont bien passées, en levures indigènes.

Seules les fermentations malolactiques posent encore problème. Au microscope, les quelques bactéries présentent depuis le début ne se développent pas. Heureusement, les vignerons du réseau sont en plein soutirage et ont quelques lies avec des malo faites et de belles chaines de bactéries à me proposer. Merci beaucoup Damien Laureau pour ce dépannage au timing parfait !

Côté chenin, j’ai pu obtenir une barrique du Clos de l’élu, chez Thomas et Charlotte Carsin, pour y mettre une partie de la vendange 2018. Le chenin sec 2018 sera donc élevé une partie en cuve, une autre partie en barrique. Ce sera, j’espère, un bel équilibre.

Dans les vignes, la sécheresse a imposé la patience. Les dernières pluies ont bien travaillé et je peux enfin commencer à redresser les vieux ceps pour dégager les rangs en vue d’un éventuel travail du sol. Je vais aussi pouvoir commencer à piocher entre les ceps.

1, 2, 3, vendanges !

Septembre, le mois de toutes les vendanges. Toutes manuelles, toutes en caisses de 20kg, toutes pressées et encuvées à la main, aux pieds, en douceur et en utilisant uniquement la gravité.

Elles ont débuté le 13 septembre avec le Gamay. Je l’ai mis en cuve en grappes entières pour une macération semi-carbonique de 10 jours. Il a été ensuite pressé et la fermentation qui avait débuté dans le jus de macération a repris de plus belle une fois les grappes pressées. Un beau rouge primeur fruité se prépare. Cette année j’ai essayé de limité les apports en sucres pour avoir des jus moins fort en alcool.

Le 15 septembre, toute la parcelle de chenin a été vendangée pour préparer un blanc sec. Aussitôt pressé, le moût est entré rapidement en fermentation spontanée grâce aux levures indigènes de la parcelle. Le froid des dernières nuits m’oblige à chauffer un peu le chai pour aider les levures à continuer sereinement leur fermentation. Heureusement la CAB m’aide chaque semaine à veiller à la bonne santé des moûts et de leur population.

Le 23 septembre, ça a été au tour des Pineau d’Aunis pour Dahlia. Les bons rendements de cette année m’ont obligé à vendanger la parcelle en plusieurs fois. Nous avons un rendement de 35 Hl/Ha pour le Gamay et le Pineau d’Aunis, de 10Hl/Ha pour les vieilles vignes de chenin et 16 Hl/Ha pour le cabernet franc. Ce dernier a été vendangé le 26 septembre. Les deux ont été pressés directement et font leur fermentation séparés, contrairement à l’année dernière.

Débute maintenant la période de surveillance quotidienne à la cave et des décisions rapides qui en découlent parfois. Il va aussi falloir se préparer aux premiers salons et foires du vin.

Merci à tous pour votre soutien, votre aide en cette période chargée, vos conseils, vos encouragements et votre bonne humeur !

En Août, débute l’aoûtement

Le temps du mois d’Août a été propice à la vigne. Les périodes de grand beau temps ont permis aux grains touchés par la maladie de sécher, les dernières pluies ont apporté un second souffle aux raisins qui auront cette année plus de jus. La fraicheur matinale s’est installée, l’automne arriverait-il déjà ? Il faut que ce temps dure jusqu’aux vendanges.

La véraison a débuté avec le Gamay au début du mois, pour se poursuivre par le Pineau d’Aunis, le Chenin et enfin le Cabernet Franc. Les premières analyses de maturité viennent juste d’être faites. La date des vendanges se confirme. Encore un peu de patience… Botrytis commence à faire son apparition. Les raisins sont beaux, les grappes pleines, les ceps ont bien avancé leur aoûtement.

Ecocert est passé et le domaine entame donc sa deuxième année de conversion, sans surprise. Quelques compliments au passage, cela ne fait pas de mal.

Côté chai, Zelda a été mis en barrique pour une petite surprise à venir. Cocous est maintenant disponible. Les premiers retours sont excellents. Merci. J’en ai profité pour faire des petites fiches présentant chaque vin.

Un petit coup de peinture, un peu de rangement et le grand nettoyage sont en cours ! Tout va bientôt s’accélérer…

Fermeture en juillet

Les grappes ont profité du mois de juillet pour se fermer. Elles sont prêtes pour la véraison qui pointe son nez côté Gamay. D’après mon calendrier de l’année dernière, je vais avoir un peu plus de temps qu’en 2017 avant les vendanges mais elles arriveront bien tôt tout de même. Enfin, tout dépend de la météo des prochaines semaines. Le début du mois a été celui des dernier traitement et la fin du mois celui de l’effeuillage, rognage ou tressage pour assurer une belle maturité. Chaque parcelle a profité d’une technique différente, histoire de pouvoir comparer un peu en fin de saison. Les premiers retours laissent à penser que le tressage favorise un peu les amas. L’aération y est moins bonne et en année mildiou comme 2018, ce n’est peut-être pas le choix le plus judicieux. Les canicules qui se suivent font souffrir les ceps et certains d’entre eux n’y résistent pas. C’est pourquoi j’ai choisi de rogner certaines parcelles. Il est nécessaire de limiter l’évapotranspiration et donc le nombres de feuilles.

A la cave, Cocous se remet de sa mise en bouteille et est maintenant prêt à être dégusté. Il va être proposé à la vente très prochainement. Dahlia continue à vous plaire et a représenté la Tour Brune pour un grand événement (merci Quentin et Monique pour lui avoir fait confiance pour illuminer votre mariage). Zelda semble avoir atteint un bon équilibre, je vais pouvoir profiter de l’accalmie d’Août pour le mettre en bouteille et pour préparer les vendanges qui débuteront certainement autour du 10-15 septembre.