1, 2, 3, vendanges !

Septembre, le mois de toutes les vendanges. Toutes manuelles, toutes en caisses de 20kg, toutes pressées et encuvées à la main, aux pieds, en douceur et en utilisant uniquement la gravité.

Elles ont débuté le 13 septembre avec le Gamay. Je l’ai mis en cuve en grappes entières pour une macération semi-carbonique de 10 jours. Il a été ensuite pressé et la fermentation qui avait débuté dans le jus de macération a repris de plus belle une fois les grappes pressées. Un beau rouge primeur fruité se prépare. Cette année j’ai essayé de limité les apports en sucres pour avoir des jus moins fort en alcool.

Le 15 septembre, toute la parcelle de chenin a été vendangée pour préparer un blanc sec. Aussitôt pressé, le moût est entré rapidement en fermentation spontanée grâce aux levures indigènes de la parcelle. Le froid des dernières nuits m’oblige à chauffer un peu le chai pour aider les levures à continuer sereinement leur fermentation. Heureusement la CAB m’aide chaque semaine à veiller à la bonne santé des moûts et de leur population.

Le 23 septembre, ça a été au tour des Pineau d’Aunis pour Dahlia. Les bons rendements de cette année m’ont obligé à vendanger la parcelle en plusieurs fois. Nous avons un rendement de 35 Hl/Ha pour le Gamay et le Pineau d’Aunis, de 10Hl/Ha pour les vieilles vignes de chenin et 16 Hl/Ha pour le cabernet franc. Ce dernier a été vendangé le 26 septembre. Les deux ont été pressés directement et font leur fermentation séparés, contrairement à l’année dernière.

Débute maintenant la période de surveillance quotidienne à la cave et des décisions rapides qui en découlent parfois. Il va aussi falloir se préparer aux premiers salons et foires du vin.

Merci à tous pour votre soutien, votre aide en cette période chargée, vos conseils, vos encouragements et votre bonne humeur !

En Août, débute l’aoûtement

Le temps du mois d’Août a été propice à la vigne. Les périodes de grand beau temps ont permis aux grains touchés par la maladie de sécher, les dernières pluies ont apporté un second souffle aux raisins qui auront cette année plus de jus. La fraicheur matinale s’est installée, l’automne arriverait-il déjà ? Il faut que ce temps dure jusqu’aux vendanges.

La véraison a débuté avec le Gamay au début du mois, pour se poursuivre par le Pineau d’Aunis, le Chenin et enfin le Cabernet Franc. Les premières analyses de maturité viennent juste d’être faites. La date des vendanges se confirme. Encore un peu de patience… Botrytis commence à faire son apparition. Les raisins sont beaux, les grappes pleines, les ceps ont bien avancé leur aoûtement.

Ecocert est passé et le domaine entame donc sa deuxième année de conversion, sans surprise. Quelques compliments au passage, cela ne fait pas de mal.

Côté chai, Zelda a été mis en barrique pour une petite surprise à venir. Cocous est maintenant disponible. Les premiers retours sont excellents. Merci. J’en ai profité pour faire des petites fiches présentant chaque vin.

Un petit coup de peinture, un peu de rangement et le grand nettoyage sont en cours ! Tout va bientôt s’accélérer…

Fermeture en juillet

Les grappes ont profité du mois de juillet pour se fermer. Elles sont prêtes pour la véraison qui pointe son nez côté Gamay. D’après mon calendrier de l’année dernière, je vais avoir un peu plus de temps qu’en 2017 avant les vendanges mais elles arriveront bien tôt tout de même. Enfin, tout dépend de la météo des prochaines semaines. Le début du mois a été celui des dernier traitement et la fin du mois celui de l’effeuillage, rognage ou tressage pour assurer une belle maturité. Chaque parcelle a profité d’une technique différente, histoire de pouvoir comparer un peu en fin de saison. Les premiers retours laissent à penser que le tressage favorise un peu les amas. L’aération y est moins bonne et en année mildiou comme 2018, ce n’est peut-être pas le choix le plus judicieux. Les canicules qui se suivent font souffrir les ceps et certains d’entre eux n’y résistent pas. C’est pourquoi j’ai choisi de rogner certaines parcelles. Il est nécessaire de limiter l’évapotranspiration et donc le nombres de feuilles.

A la cave, Cocous se remet de sa mise en bouteille et est maintenant prêt à être dégusté. Il va être proposé à la vente très prochainement. Dahlia continue à vous plaire et a représenté la Tour Brune pour un grand événement (merci Quentin et Monique pour lui avoir fait confiance pour illuminer votre mariage). Zelda semble avoir atteint un bon équilibre, je vais pouvoir profiter de l’accalmie d’Août pour le mettre en bouteille et pour préparer les vendanges qui débuteront certainement autour du 10-15 septembre.

Quand la fatigue se fait sentir

Le mois de Juin a suivi le rythme imposé par Mai. La course contre les orages semble sans fin. La floraison a débuté tôt cette année dans le Gamay puis a suivi malgré le refroidissement pour les autres cépages.  Il y a beaucoup de grappes  mais beaucoup de soucis aussi. Un peu de coulure climatique à cause de cette floraison dans le froid, de millerandage car certains pieds ont préféré attendre le redoux; le mildiou et le black-rot se sont installés sur les feuilles à la suite des énormes orages. Avec la chaleur, les orages et l’humidité, la pression demeure encore. Il est temps que les grappes se ferment pour souffler un peu. Avec tous ses traitements de tisanes, décoctions et huiles essentielles, les travaux du sol n’ont pas pu être menés à bien : la course continue. Les récoltes de plantes pour assurer les soins ont aussi parsemé l’emploi du temps.

Dans le chai, après avoir essuyé une inondation, il était temps de mettre Cocous en bouteille. Toujours en famille, cette mise en jour fruit, lune descendante et sous le soleil a été une parenthèse enchantée. Cocous est très prometteur. Il se repose maintenant et sera mis en vente en Août. Une petite séance photo dans les foins pour rappeler ses couleurs dorées et hop, à la cave.

Les premiers retours sur Dahlia sont excellents : c’est un vin rosé qui surprend et qui plait. Cela fait vraiment plaisir et donne du courage dans ces moments épuisants.

Le grand débordement

Il a fait chaud ; il a fait froid ; il a plu ; il a venté ; il a grêlé ; il a tonné ; il a de nouveau plu et il fait beau. Mai a été très intense. Cette météo a donné un cadre idéal à la vigne qui a alors, rattrapé le calendrier de 2017. Le mois touche à sa fin et les premières fleurs se préparent dans les parcelles. L’exubérance des végétaux tous azimuts et les éléments déchainés m’ont fait prendre du retard. Le travail du sol a été fait mais l’herbe a vite repris ses droits. Le tirage des bois est terminé et l’ébourgeonnage est toujours en cours. Je ne suis pas en avance.

Dahlia a fini de digérer sa mise en bouteille et s’est rééquilibré. Il a retrouvé son intensité, sa force, ses arômes prononcés de fruits rouges et poivre blanc si typiques du Pineau d’Aunis, son côté légèrement beurré, brioché. Entretemps, ses étiquettes sont arrivées. Au vue des faibles quantités, je n’ai ni eu le choix du type de papier ni eu celui du format. Heureusement, Amélie Patry et Freddy Guédot ont fait un très beau travail sur son graphisme. J’aime beaucoup le résultat. Avec une petite touche de cire en guise de chapeau, tout est fin prêt pour la dégustation ! Dahlia 2017 n’attend plus que vous.

Il faut maintenant envoyer les premières commandes, préparer la mise de Cocous, finaliser les étiquettes de Zelda, ne pas oublier l’Administration, protéger la fleur, dompter l’enherbement, accompagner la vigne… La course n’est pas finie !

1ère mise en bouteille

Le mois d’avril a été celui de la première mise en bouteille du domaine. Dahlia, rosé, vin de France, Pineau d’Aunis – Cabernet Franc, est un vin archinature, sans collage, ni filtrage, ni sulfites ajoutés. La mise en bouteille tardive lui a permis de travailler son élevage et de prendre quelques notes typiques des élevages sur lies. Il faut attendre le mois de juin pour commencer à le déguster.  Cette mise en famille fût un grand moment de joie chargé d’émotions. D’autres mises ne vont pas tarder (Cocous), j’ai hâte !

Le mois d’avril était aussi celui des derniers piochages, des tirages de bois, des récoltes de plantes et des premières pulvérisations : décoction de prêle, tisane reine des prés, extraits fermentés de fougères, de consoude, de luzerne pour accompagner les premières pousses. Les bourgeons étaient dans leurs cotons dès le 2 avril puis en pointes vertes à la moitié du mois. Depuis la pousse ne s’est plus arrêtée.

La formation pépinières suit son cours, toujours aussi riche et chaleureuse. Vivement le mois de juillet pour les prochaines sessions.

 

Être buttée

Le printemps s’est placé sous le signe de la pluie. Les parcelles sont tellement imbibées d’eau qu’il n’est pas envisageable d’y passer des machines. Cela ne modifie pas beaucoup mon quotidien, n’ayant pas d’engins agricoles.

La pluie a du bon; Elle m’a permis de retirer facilement les poteaux à changer; Elle me rend le buttage à la pioche plus aisé. Je n’avais pas pu le faire l’année dernière à cause de la sécheresse. Les parcelles commencent à prendre leur allure bio. Les pulvérisations d’extraits de plantes ont commencé et le débourrement ne devrait plus tarder. Les bourgeons gonflent.

Les lies sont presque toutes prêtes à être livrées à la distillerie. Cette partie « cave » n’est pas facile pour moi. Il faut se lancer et aussi faire preuve d’endurance : y aller et observer, ne rien lâcher et accueillir, se faire confiance et écouter, …

La formation de la CAB Pays de la Loire sur les pépinières suit son cours, toujours aussi enrichissante et celle de la fédération viticole sur les détections des arômes de molécules a commencé. Ce sont tous des moments importants qui permettent de rompre l’isolement du métier, de partager, de comparer, d’apprendre. Ce n’est pas toujours facile de prendre le temps d’y participer mais c’est toujours bénéfique.

 

Côté vignes, côté cave

Côté vignes, la formation pépinière organisée par la Cab a commencé. Une formation précieuse pour pouvoir prendre de bonnes décisions dans le renouvellement des ceps, le choix des porte-greffes, et surtout pour appréhender le métier de pépiniériste et discuter avec lui de toutes les possibilités qui s’offrent à nous, en comprendre toutes les subtilités. Cette année, la taille est déjà terminée. Un peu d’avance pour pouvoir refaire une beauté aux parcelles avant le débourrement. Le temps a été clément, les parcelles sont gorgées d’eau et ont profité pleinement de la vague de froid. L’adoucissement actuel présage d’un réveil rapide.

Côté cave, tout est enfin prêt pour les premiers embouteillages. Le choix s’est finalement porté sur des bouteilles en verre blanc de forme bourguignonne et des bouchons en liège. Le rosé est fin prêt. Les autres poursuivent leurs élevages, avec pour certains quelques bâtonnages.

L’hiver touche à sa fin. La saison redémarre.

Fin d’année et renouveau

L’hiver s’est installé ; la pluie est revenue ; 2017 se termine et prépare le terrain pour 2018 : une pause dans les travaux des parcelles pour bien anticiper le prochain millésime, un état des lieux pour refaire le palissage et mettre à jour les données parcellaires, des temps de formations, voilà décembre qui touche déjà à sa fin.

Les résultats des analyses de sols sont revenus d’Australie. Les parcelles sont très carrencées. Les vignes ont fait un travail formidable en 2017 avec si peu de moyens. Les amendements calcaires étaient judicieux. Il faut maintenant prévoir un compost de fumier, de la dolomite et pour 2018, de nombreux passages d’extraits fermentés ortie et consoude, des hachés de plantes vertes aussi… Il sera nécessaire de commencer tôt et de ne rien lâcher. Ne pas oublier de changer aussi 200 piquets et quelques km de fils.

Les formations de la pause hivernale ont commencé. Au programme cet hiver : taille respectueuse des flux de sève avec Marceau Bourdarias et la CAB pays de la Loire, et couverts végétaux avec Mathieu Archambeaud et l’ATV 49. Ce sont des temps vraiment importants pour mener à bien des reflexions sur le long terme. La formation de Marceau Bourdarias nous a beaucoup chamboulés. La taille ne va pas être évidente cette année !  Mais le solstice est passé, elle va pouvoir commencer.

Côté vins, les élevages suivent leurs cours et se passent bien, si ce n’est l’absence de malo du gamay. Les premières dégustations ont eu lieu et les retours semblent positifs, des vins de plaisirs, de soleil et de partages entre amis, en toute simplicité. Il va falloir penser aux premiers embouteillages.

D’ici là, bonnes fêtes de fin d’année à vous tous.