En attendant la véraison

Le soleil et la chaleur ont marqué ce mois de juillet. Les grappes n’ont pas eu à proprement parlé de stress hydrique. Mais j’ai pu constater, ainsi que d’autres vignerons du secteur comme Jean François Chéné qui m’a transmis son pressoir et quelques bouteilles (merci !), que le chenin semblait marquer le manque d’eau. Les grappes ne sont pas aussi généreuses que ce à quoi on pouvait s’attendre. Elles ne sont pas compactées comme elles le sont d’habitude sur ce cépage.

Malgré tout, j’ai fait une petite vendange en vert. Histoire de concentrer le peu de réserve sur quelques grappes. Le millésime 2017 ne devrait pas manquer d’azote mais mes sols encore peu vivants vont peut-être faire mentir cette observation. Le vignoble est sain, c’est le principal pour le moment. Les derniers traitements cuivre et soufre ont été fait ainsi qu’une 501. Il n’y a plus qu’à tout bien ranger pour l’année prochaine et poursuivre les tontes, surveiller l’aération pour éviter la pourriture. Ranger le matériel de traitements mais ne pas abandonner la vigne.

Ecocert est passé pour faire son audit. Tout semble en ordre et au regard de mes pratiques, la conversion n’est qu’une formalité administrative. C’est tombé juste avant les décisions de notre gouvernement concernant l’arrêt des aides à la conversion bio. Très mauvaise nouvelle pour moi.

J’ai profité du ralentissement de l’activité pour avancer sur le chai. Il est trouvé et en cours de restauration. Nous serons donc localisés à Longhomme sur la commune de Chaudefonds sur Layon. Les cuves inox, le pressoir, la pompe sont arrivés. La chaux a été étalée sur les murs, le sable réparti sur le sol. Il reste encore à finaliser l’ensemble mais le chai prend une belle tournure.

Sur ma parcelle isolée, la véraison pointe. C’est la dernière ligne droite.

Travail du sol et les joies de la conversion

La taille touche à sa fin en ce joli début de mois de mars. Avec la météo que nous avons eu, tout se précipite, le débourrement fait parler de lui, la pluie s’installe, les créneaux pour travailler le sol se raréfient et cerise sur le gateau…

L’état des lieux des parcelles est finalisé : le palissage est vraiment inexistant; les racines se sont installées à 5 cm de la surface d’un sol limoneux compacté. Sur la parcelle des chenins sextagénaires, la roche-mère schisteuse est sous 40cm de limon avec des graviers et compacté par les passages des tracteurs. Sur la parcelle des gamay cinquantenaires, le sol limoneux, avec des graviers, descend à 70cm. Malheureusement, ces deux parcelles sont toutes grises. Un gros travail de réanimation du sol est à prévoir à l’automne. En attendant, les cabernet franc et pineau d’Aunis trentenaires sont sur un sol argilo-limoneux de 90 cm avec des graviers en surface mais plus dans la partie argileuse. Sa couleur est ocre-brun. Sa minéralisation semble correcte.

Les ronces clairsemées, les graminés de la jeune parcelle et les racines superficielles vont m’obliger à travailler vite et à la main. Je vais essayer la motobineuse dont les bêches me rappellent les disques émotteurs.

Il faut vraiment que j’amène de la terre sous le cavaillon sans toucher les racines. Croisons les doigts pour que ça marche.