Bruts de cuve

Un début d’année en fanfare… Je ne me souviens pas d’avoir été autant prise l’année dernière, mais c’est à croire que les activités comme les vins évoluent.

Côté vignes, j’ai mis en place mon petit plan amendements et accompagnement 2019 avec l’objectif de réduire encore et toujours plus le cuivre et le soufre utilisé. J’ai accueilli Ecocert pour la visite annuelle et réfléchi à des aménagements dans les parcelles pour gagner en autonomie. J’ai aussi commencé la taille en sacrifiant la parcelle de gamay pour mes essais de brouette à feu. Trouver la bonne technique d’allumage n’a pas été simple, et j’y ai passé de nombreuses heures. Mais c’est rôdé maintenant. La parcelle de chenin devrait être terminée demain.

Côté vins, sur les conseils d’Adrien de Mello, du Domaine de la petite soeur, et après avoir parcouru les différents salons du vin, je me suis lancée dans le brut de cuve. C’est à dire mettre en bouteille des échantillons de vin en élevage pour que les gens les goûtent… Pas facile comme démarche, car même aujourd’hui, des gens me disent que mes millésimes 2017 sont bien meilleurs maintenant et qu’ils auraient gagné à attendre. Alors imaginez pour les 2018 ! De toute façon, je n’ai pas trop le choix. Je serai les 9 et 10 mars prochains à Nantes à Canons, salon des vigneronnes naturelles. Il faut bien quelques canons à faire goûter.

Côté paperasse, je m’enfonce toujours plus profond… C’est incroyable, y’en a toujours plus.

Le grand bain

Le mois de novembre a été plus calme. L’essentiel du travail a été fait en cave. Les fermentations alcooliques et malolactiques étant toutes terminées, le travail est maintenant concentré sur l’élevage et l’ouillage. Il a aussi fallu habiller les dernières bouteilles du millésime 2017. 

L’association Pinards et Jus d’Ancenis m’a très gentiment invitée au salon La Boire qu’elle organise chaque année à Nantes le premier week-end de décembre. Une grande première pour moi. Les premières confrontations de mon vin avec les professionnels, vignerons et autres acteurs de la filière vin. Grâce à votre soutien, le stock de 2017 était déjà restreint. Le salon a fini de l’écouler. Le 1er décembre est le jour de mes premières ventes professionnelles mais aussi celui de mes dernières ventes de Cocous et Dahlias 2017.  Tout a disparu en quelques heures. Même pas de quoi assurer ma présence sur les deux jours du salon. Dorénavant les dernières bouteilles 2017 sont toutes dans vos caves personnelles ou à la cave Sauvage (Paris, 6e). 

L’association Pinards et Jus d’Ancenis m’a très gentiment invitée au salon La Boire qu’elle organise chaque année à Nantes le premier week-end de décembre. Une grande première pour moi. Les premières confrontations de mon vin avec les professionnels, vignerons et autres acteurs de la filière vin. Grâce à votre soutien, le stock de 2017 était déjà restreint. Le salon a fini de l’écouler. Le 1er décembre est le jour de mes premières ventes professionnelles mais aussi celui de mes dernières ventes de Cocous et Dahlias 2017.  Tout a disparu en quelques heures. Même pas de quoi assurer ma présence sur les deux jours du salon. Dorénavant les dernières bouteilles 2017 sont toutes dans vos caves personnelles ou à la cave Sauvage (Paris, 6e). 

Les retours chaleureux sur les dégustations autant de Dahlia que de Cocous m’ont donné le courage et la confiance nécessaire pour élever le millésime 2018. Ce fût une expérience extraordinaire. De précieuses rencontres et pleins de nouvelles envies pour les prochains millésimes, avec un énorme coup de coeur pour Isidore 2015 de Didier Chaffardon. Merci à tous les vignerons Jacques Février, Xavière Hardy, Jacques et Marie Carroget, Adrien de Mello, Didier Chaffardon et tous les autres professionnels et particuliers. Vos conseils restent bien au chaud pour les prochaines bouteilles. Je regrette sincèrement de ne pas avoir su être présente sur les deux jours. Je n’ai pas eu le courage de présenter mes bruts de cuves. Je préfère attendre qu’ils soient plus mûrs. Après tout, ce sont toujours mes premiers.

Je voulais vraiment me préserver de cette course à la mise en bouteilles dont sont victimes les vignerons. Mais l’engrenage des salons ne semblent pas laisser beaucoup d’alternatives. Je vais voir comment aborder mon prochain salon en mars. Plein de questions fusent. Dois-je anticiper la mise en bouteille quitte à sacrifier un peu d’élevage ? Dois-je préparer des bruts de cuve ? Il va être temps de prendre des décisions. Rapidement. « Heureusement » je ne fais pas encore les grands salons professionnels d’Angers en février.

En attendant la taille peut commencer…

Côté vignes, côté cave

Côté vignes, la formation pépinière organisée par la Cab a commencé. Une formation précieuse pour pouvoir prendre de bonnes décisions dans le renouvellement des ceps, le choix des porte-greffes, et surtout pour appréhender le métier de pépiniériste et discuter avec lui de toutes les possibilités qui s’offrent à nous, en comprendre toutes les subtilités. Cette année, la taille est déjà terminée. Un peu d’avance pour pouvoir refaire une beauté aux parcelles avant le débourrement. Le temps a été clément, les parcelles sont gorgées d’eau et ont profité pleinement de la vague de froid. L’adoucissement actuel présage d’un réveil rapide.

Côté cave, tout est enfin prêt pour les premiers embouteillages. Le choix s’est finalement porté sur des bouteilles en verre blanc de forme bourguignonne et des bouchons en liège. Le rosé est fin prêt. Les autres poursuivent leurs élevages, avec pour certains quelques bâtonnages.

L’hiver touche à sa fin. La saison redémarre.

La taille de février

Ca y est ! Le mois de février est là. La fête du printemps chinois est passée et la sève se réveille. Il est grand temps de tailler…

C’est impressionnant comme le calendrier chinois (qui est lunaire) est toujours aussi synchro avec les variations de Dame Nature.

En parlant de variation, chez moi, le stress monte. Vais-je réussir à terminer à temps ? A force de ne pas vouloir tailler trop tôt (pour préserver ces pauvres vieux ceps), j’espère que je ne vais pas finir de tailler trop tard! Les tailles précédentes ne facilitent pas ma tâche, chaque pied est un vrai casse-tête. Heureusement mon beau sécateur Felco est vraiment efficace : une petite folie, souvenir du dernier SIVAL.

Il me manque juste ma brouette pour brûler tout ça…