Il y a le ciel, le soleil et la mer

Un mois et demi a passé. Une course folle incroyable.

Les vignes ont bien poussé. Elles n’ont pas trop souffert cette année. Le paillage a du apporter sa petite contribution, les tisanes aussi. La canicule a pourtant frappé fort plusieurs fois. La dernière a été fatale à de nombreuses grappes de chenin : l’échaudage. Le vent chaud et les température sous le soleil à plus de 45°C ont littéralement grillé les grappes exposées au sud. Heureusement, je n’avais pas effeuillé. Les feuilles ont protégé les autres grappes. Pineau, cabernet et gamay ont bien mieux résisté. Ils sont certainement moins exposés. Cela dit, partout, la végétation est complètement desséchée. Même les ronciers en bordure. Seules les vignes vaillantes demeurent. Les poules n’ont plus beaucoup d’insectes à se mettre sous la dent, ni même de petites herbes tendres. Seuls les canards barbotent gaiement dans la mare. Les pluies de ses derniers jours sont bienvenues. Elles vont pouvoir lancer la véraison si elles sont suffisantes.

A la cave, tout est en bouteille. Zetian a été mis le 15 juin. Il est superbe ! Il pourrait encore rester longtemps dans sa bouteille, mais il est si bon qu’il part très vite. Trop vite. Dahlia et Maia aussi. Vous êtes formidables. Il faut que j’organise une dégustation locale au plus vite. Des idées ?

Ce mois-ci, j’ai pu présenter mes vins dans mes terres d’origine. Près de La Rochelle, lors du salon Accords Parfaits, sur l’île de Ré, à Saint Clément des baleines. Peu de monde, mais de très belles rencontres. J’ai ainsi eu le plaisir de rencontre Marie Laborderie, des Coudées Franches. Une belle rencontre, vraiment. Ainsi, Zetian est resté sur La Rochelle, avec elle et il continue de s’y faire connaitre.

C’est maintenant les joies de clôture administrative de la saison 2018, et des questionnement sur les futures vinifications, avant l’arrivée du millésime 2019.

Les renforts sont arrivés

Depuis plus d’un mois maintenant, je compte sur l’aide de cinq poules et deux canards pour me seconder dans la tonte, le désherbage, la régulation des petites bébêtes, l’amendement et le travail du sol. C’est un grand changement qui a été facilité par une erreur de cadastre en ma faveur. J’ai récupéré une bordure de 2 m avec quelques frênes le long des cabernets francs. Un emplacement parfait pour un poulailler et un petit bassin ! Pour le moment, les poules gèrent bien leur territoire. Elles laissent les vignes tranquilles et s’attaquent au sol. J’ai même quelques œufs frais en supplément. Leur nombre ne doit rien au hasard. C’est pile ce qu’il faut pour apporter les 2,4 unités d’azote annuelles nécessaires aux 12 ares de vignes. J’ai clôturé le tout pour les protéger des renards et chiens errants. Et tout se passe au mieux pour l’instant.

Côté vignes, j’avais choisi de ne plus travailler les sols mais mon voisin pensant bien faire a repassé un dernier coup de cultivateur entre les rangs. J’ai testé le couchage sous le rang dans la parcelle de Pineau d’Aunis, en prévision d’un été chaud et sec. Top quand c’est du trèfle mais pas terrible avec les graminées. Il faut que je trouve un autre outil que la bêche. Sinon vive la débroussailleuse !

L’ébourgeonnage est terminé et la fleur débute. Le mois frais a ralenti la pousse mais la vigne est belle. C’est le temps des cueillettes, tisanes et pulvérisations de 500 et 501.

Côté cave, pas grand chose. Zetian goûte super bien. J’en profite pour me mettre à jour sur l’administratif et relancer les impayés…

En attendant la véraison

Le soleil et la chaleur ont marqué ce mois de juillet. Les grappes n’ont pas eu à proprement parlé de stress hydrique. Mais j’ai pu constater, ainsi que d’autres vignerons du secteur comme Jean François Chéné qui m’a transmis son pressoir et quelques bouteilles (merci !), que le chenin semblait marquer le manque d’eau. Les grappes ne sont pas aussi généreuses que ce à quoi on pouvait s’attendre. Elles ne sont pas compactées comme elles le sont d’habitude sur ce cépage.

Malgré tout, j’ai fait une petite vendange en vert. Histoire de concentrer le peu de réserve sur quelques grappes. Le millésime 2017 ne devrait pas manquer d’azote mais mes sols encore peu vivants vont peut-être faire mentir cette observation. Le vignoble est sain, c’est le principal pour le moment. Les derniers traitements cuivre et soufre ont été fait ainsi qu’une 501. Il n’y a plus qu’à tout bien ranger pour l’année prochaine et poursuivre les tontes, surveiller l’aération pour éviter la pourriture. Ranger le matériel de traitements mais ne pas abandonner la vigne.

Ecocert est passé pour faire son audit. Tout semble en ordre et au regard de mes pratiques, la conversion n’est qu’une formalité administrative. C’est tombé juste avant les décisions de notre gouvernement concernant l’arrêt des aides à la conversion bio. Très mauvaise nouvelle pour moi.

J’ai profité du ralentissement de l’activité pour avancer sur le chai. Il est trouvé et en cours de restauration. Nous serons donc localisés à Longhomme sur la commune de Chaudefonds sur Layon. Les cuves inox, le pressoir, la pompe sont arrivés. La chaux a été étalée sur les murs, le sable réparti sur le sol. Il reste encore à finaliser l’ensemble mais le chai prend une belle tournure.

Sur ma parcelle isolée, la véraison pointe. C’est la dernière ligne droite.

Nouvelle année, nouveau départ

Le Domaine de la Tour Brune (Tour Brune pour les intimes) prend vie aujourd’hui. Comme les gelées m’ont interdit les essais de tailles, j’ai finalisé la paperasse et zieuté le calendrier lunaire. Si j’arrivais à le suivre, ce serait top !

J’ai loupé sans convictions les jours fruits de taille de fin décembre, mais je pense me rabattre sur ceux de février voire mars. En attendant, il faut que je trouve un endroit pour accueillir les futurs raisins et que je me décide pour le suivi de ma viti… en route pour les salons pros !