Clap de fin de vendanges

Ces dernières semaines ont été chargées en émotions et en activités. 

La météo a su se maintenir tant bien que mal pour le retour de Cocous. J’ai ainsi rentrer les belles grappes botrytisées du futur Cocous le 16 octobre dernier. Merci les amis ! Il n’y aura eu qu’une seule trie cette année. J’ai, en effet, choisi de récolter en même temps, les grappes encore saines et peu sucrées pour préserver un peu d’acidité que le climat cherche à nous enlever. Le haut niveau de sucre des grappes les plus avancées promet une belle balance. En tout cas, pour l’aromatique, c’est déjà un magnifique bouquet. La fermentation se passe très bien et je mise sur le refroidissement actuel pour qu’elle s’arrête d’elle même.

Les autres fermentations se terminent. Dahlia est de retour, en petite quantité, mais avec un nouvel équilibre aromatique où le cabernet franc a pu s’exprimer lui aussi. La future cuvée rouge prend son temps. C’est stressant mais elle augure de très beaux arômes.

En octobre, j’ai aussi eu le plaisir de rencontrer certains d’entre vous au Warm-up organisé par l’équipe du Babesday. Ce fût une magnifique soirée où nous avons pu discuter de la place des femmes dans le monde du vin et déguster ensemble. L’ambiance était vraiment sympa. Je suis contente d’y avoir été invitée. Les photos ont été faites par Aishy. Merci à lui.

Je remercie aussi Rustica pour la gentille mise en avant de mes vins dans les menus de la semaine du numéro 2599.

J’ai profité des derniers jours de temps plus doux pour complanter 200 pieds de pineau d’aunis et de gamay. Je n’avais prévu à l’origine de ne faire un essai qu’avec une centaine de pieds, mais les pépinières Viaud m’ont fait une offre que je ne pouvais refuser !

Tout est prêt dans les vignes pour 2020.

Collaboration

Cette année est définitivement sous le signe du partage. J’ai enfin eu l’occasion de sortir de mon cocon avec quelques bouteilles, pour échanger, pour apprendre et pour partager. C’est l’un des plus précieux avantages de cette profession. Un métier solitaire mais fait d’échanges et de rencontres. C’est certainement la raison profonde qui m’a poussée vers cette activité. Le retour à la nature évidemment est ce qui m’a attirée. Le retour à la nature et la convivialité de ce que l’on fabrique. Nous créons dans la nature pour apporter surprise, joie et convivialité. Comme tout processus de création, il y a un temps de repli sur soi, d’introspection. Puis un temps de confrontation, d’appel à l’aide et de don à autrui. Ce qui m’a marquée quand j’ai fait mes premiers pas dans ce milieu, c’est cette conscience collective de la nécessité d’entraide, ou tout du moins de partage. Une sorte de bienveillance professionnelle. Il y a bien sûr des tensions, des guerres de paroisses. Nous sommes loin du monde des bisounours. Mais chacun a conscience à son niveau que seul, on ne peut pas grand chose. En même temps, ce texte vient à la suite de quelques récoltes… sûrement l’effet vendange !

En parlant de partage, j’ai le grand plaisir de vous informer que le premier guide « Vigneronnes, 100 femmes qui font la différence dans les vignes de France » est sorti dans les librairies et Sandrine Goeyvaerts y parle de moi 😉

Le mois d’Août a été calme, excepté le camping sauvage organisé par les chevaux de la parcelle voisine. Ils ont profité des 24h de liberté pour boulotter le pineau… La sécheresse, elle non plus, n’a pas abandonné la partie. Les véraisons se sont faites lentement. Les poules ont vu leur enclos restreint à la portion congrue car elles commençaient à manger les baies les plus mûres. Les maturités se sont bloquées pour mieux accélérer en septembre. De petites récoltes en sont nées. Petites mais au potentiel incroyable. Le gamay a été rentré pour une nouvelle cuvée surprise à venir, puis le pineau d’Aunis et le cabernet franc pour le désormais classique Dahlia. Le tout sous un soleil de plomb. Merci mes amis pour votre aide. Les levures sont maintenant en train de prendre le relais. Je les surveille et les soutiens du mieux que je peux.

Cette année, ce sera aussi le grand retour tant demandé de Cocous. Les belles grappes de chenin patientent encore pour vous offrir d’incroyables bouquets d’arômes. J’ai hâte !

1, 2, 3, vendanges !

Septembre, le mois de toutes les vendanges. Toutes manuelles, toutes en caisses de 20kg, toutes pressées et encuvées à la main, aux pieds, en douceur et en utilisant uniquement la gravité.

Elles ont débuté le 13 septembre avec le Gamay. Je l’ai mis en cuve en grappes entières pour une macération semi-carbonique de 10 jours. Il a été ensuite pressé et la fermentation qui avait débuté dans le jus de macération a repris de plus belle une fois les grappes pressées. Un beau rouge primeur fruité se prépare. Cette année j’ai essayé de limité les apports en sucres pour avoir des jus moins fort en alcool.

Le 15 septembre, toute la parcelle de chenin a été vendangée pour préparer un blanc sec. Aussitôt pressé, le moût est entré rapidement en fermentation spontanée grâce aux levures indigènes de la parcelle. Le froid des dernières nuits m’oblige à chauffer un peu le chai pour aider les levures à continuer sereinement leur fermentation. Heureusement la CAB m’aide chaque semaine à veiller à la bonne santé des moûts et de leur population.

Le 23 septembre, ça a été au tour des Pineau d’Aunis pour Dahlia. Les bons rendements de cette année m’ont obligé à vendanger la parcelle en plusieurs fois. Nous avons un rendement de 35 Hl/Ha pour le Gamay et le Pineau d’Aunis, de 10Hl/Ha pour les vieilles vignes de chenin et 16 Hl/Ha pour le cabernet franc. Ce dernier a été vendangé le 26 septembre. Les deux ont été pressés directement et font leur fermentation séparés, contrairement à l’année dernière.

Débute maintenant la période de surveillance quotidienne à la cave et des décisions rapides qui en découlent parfois. Il va aussi falloir se préparer aux premiers salons et foires du vin.

Merci à tous pour votre soutien, votre aide en cette période chargée, vos conseils, vos encouragements et votre bonne humeur !

Premières vendanges

Les vendanges 2017 ont commencé très vite.

Dès la fin Août, les tests de maturité se sont affolés. Les taux de sucres sont montés en flèche, l’acidité a chuté mais pépins et rafles ont tardé à suivre le mouvement avec le redoux du début de mois. Après de nombreuses tergiversations, c’est finalement le 7 septembre qu’ont commencé celles de la Tour Brune avec les Gamays. Une équipe de choc m’a prêté main forte, prête à toutes les plongées, tête la première… dans les ceps et dans les seaux.

Ce jour là, nous avons pu ramener suffisamment de raisins de belle qualité au chai, équivalent à presque 20hl/ha. Ils ont été traités sans sulfites en macération semi-carbonique pour 9 jours. Le 16 septembre nous avons en famille testé le pressoir avec cette vendange macérée. Elle a été remis aussitôt en fermentation.

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Le 23 septembre, ce fût au tour du Pineau d’Aunis et du Cabernet Franc. Ils ont été vendangés ensemble, le Cabernet Franc paraissant très faible en rendement et le Pineau d’Aunis commençant à souffrir de pourriture acide. Effectivement, seulement l’équivalent de 9hl/ha ont pu être pressés. Après un pressurage direct, ils ont été gardé au frais 18h pour un débourbage léger toujours sans sulfites. La fermentation a démarré 24h après le débourbage. Là encore, des fruits bien mûrs avec beaucoup de sucres, des arômes et un peu plus d’acidité préservé que pour le Gamay.

Merci à tous les bénévoles qui m’ont soutenue dans la bonne humeur ! Le mois d’Octobre sera celui du Chenin.

Accalmie et organisation

Le mois d’Août est bien avancé. C’est le moment de prendre un peu de repos avant la grande course des vendanges. Les raisins se portent bien. L’aoûtement est en cours. Les véraisons se poursuivent. Le temps qui alterne pluie et soleil, jours chauds et plus frais font du bien aux vignes. Avec cette météo, les angoisses liées à l’apparition de jaunissement et de grains un peu rachitiques se dissipent. Les derniers 10mm de pluie ont redonné du vert et du volume à tout cela.

Les derniers travaux dans les vignes ont été fait (un léger rognage et une ou deux tontes). Cette semaine, ce sont les travaux du chai qui touchent à leur fin. Il ne restera plus qu’à faire un grand nettoyage du matériel juste avant les vendanges.

Ces dernières devraient commencer début septembre avec le gamay. Celui-ci est bien sucré et perd son acidité. Il plaît déjà aux chevreuils (malheureusement). La véraison du cabernet franc commence. Il me faut prévoir une autre période de vendanges fin septembre. Elle sera rapide et suivie de près par celle du chenin qui pour le moment se développe bien.