Les renforts sont arrivés

Depuis plus d’un mois maintenant, je compte sur l’aide de cinq poules et deux canards pour me seconder dans la tonte, le désherbage, la régulation des petites bébêtes, l’amendement et le travail du sol. C’est un grand changement qui a été facilité par une erreur de cadastre en ma faveur. J’ai récupéré une bordure de 2 m avec quelques frênes le long des cabernets francs. Un emplacement parfait pour un poulailler et un petit bassin ! Pour le moment, les poules gèrent bien leur territoire. Elles laissent les vignes tranquilles et s’attaquent au sol. J’ai même quelques œufs frais en supplément. Leur nombre ne doit rien au hasard. C’est pile ce qu’il faut pour apporter les 2,4 unités d’azote annuelles nécessaires aux 12 ares de vignes. J’ai clôturé le tout pour les protéger des renards et chiens errants. Et tout se passe au mieux pour l’instant.

Côté vignes, j’avais choisi de ne plus travailler les sols mais mon voisin pensant bien faire a repassé un dernier coup de cultivateur entre les rangs. J’ai testé le couchage sous le rang dans la parcelle de Pineau d’Aunis, en prévision d’un été chaud et sec. Top quand c’est du trèfle mais pas terrible avec les graminées. Il faut que je trouve un autre outil que la bêche. Sinon vive la débroussailleuse !

L’ébourgeonnage est terminé et la fleur débute. Le mois frais a ralenti la pousse mais la vigne est belle. C’est le temps des cueillettes, tisanes et pulvérisations de 500 et 501.

Côté cave, pas grand chose. Zetian goûte super bien. J’en profite pour me mettre à jour sur l’administratif et relancer les impayés…

1ère mise en bouteille

Le mois d’avril a été celui de la première mise en bouteille du domaine. Dahlia, rosé, vin de France, Pineau d’Aunis – Cabernet Franc, est un vin archinature, sans collage, ni filtrage, ni sulfites ajoutés. La mise en bouteille tardive lui a permis de travailler son élevage et de prendre quelques notes typiques des élevages sur lies. Il faut attendre le mois de juin pour commencer à le déguster.  Cette mise en famille fût un grand moment de joie chargé d’émotions. D’autres mises ne vont pas tarder (Cocous), j’ai hâte !

Le mois d’avril était aussi celui des derniers piochages, des tirages de bois, des récoltes de plantes et des premières pulvérisations : décoction de prêle, tisane reine des prés, extraits fermentés de fougères, de consoude, de luzerne pour accompagner les premières pousses. Les bourgeons étaient dans leurs cotons dès le 2 avril puis en pointes vertes à la moitié du mois. Depuis la pousse ne s’est plus arrêtée.

La formation pépinières suit son cours, toujours aussi riche et chaleureuse. Vivement le mois de juillet pour les prochaines sessions.

 

Être buttée

Le printemps s’est placé sous le signe de la pluie. Les parcelles sont tellement imbibées d’eau qu’il n’est pas envisageable d’y passer des machines. Cela ne modifie pas beaucoup mon quotidien, n’ayant pas d’engins agricoles.

La pluie a du bon; Elle m’a permis de retirer facilement les poteaux à changer; Elle me rend le buttage à la pioche plus aisé. Je n’avais pas pu le faire l’année dernière à cause de la sécheresse. Les parcelles commencent à prendre leur allure bio. Les pulvérisations d’extraits de plantes ont commencé et le débourrement ne devrait plus tarder. Les bourgeons gonflent.

Les lies sont presque toutes prêtes à être livrées à la distillerie. Cette partie « cave » n’est pas facile pour moi. Il faut se lancer et aussi faire preuve d’endurance : y aller et observer, ne rien lâcher et accueillir, se faire confiance et écouter, …

La formation de la CAB Pays de la Loire sur les pépinières suit son cours, toujours aussi enrichissante et celle de la fédération viticole sur les détections des arômes de molécules a commencé. Ce sont tous des moments importants qui permettent de rompre l’isolement du métier, de partager, de comparer, d’apprendre. Ce n’est pas toujours facile de prendre le temps d’y participer mais c’est toujours bénéfique.