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2017, quelques ares de vieilles vignes en poche (gamay, chenin, cabernet franc et pineau d’aunis) et avec le soutien de vignerons qui me sont chers, une nouvelle aventure voit le jour : La Tour Brune.


Dès le début, j’applique une agriculture la plus respectueuse de l’environnement et de la biodiversité possible. Ecocert me suit pour la certification en agriculture biologique, la CAB m’assure un soutien technique et je suis les principes de la dynamique de la biologie, des dynamisations et des soins par les plantes pour aider au maximum les vignes dans leur transition.

En 2019, quelques poules et canards viennent renforcer l’équipe et dans le cadre d’une expérimentation, ils investissent la parcelle de pineau d’aunis et cabernet franc. Ils y sont à l’année, exception fait du mois précédant les vendanges. Ils permettent de réguler la pression des insectes et gérer l’enherbement notamment hivernal; ils apportent aussi quelques unités d’azote pour amender le sol et des oeufs pour la vigneronne.

En 2020, je m’agrandis avec une parcelle 1,15 ha de cabernet franc et chenin plantée en 1959. Les premières parcelles situées sur la commune de Chalonnes sont de petites tailles et bordées par des haies, bosquets, arbres têtards. La dernière qui est sur la commune de Val du Layon est d’un seul tenant, avec deux angles seulement bordés de haies. J’y ai donc planté plusieurs dizaines de fruitiers dans un projet global d’agroforesterie et afin de limiter les effets néfastes d’une monoculture.

En 2021, mon voisin de parcelles cédant ces vignes, je récupère les grolleau noir, cabernet franc et cabernet sauvignon attenants ma parcelle de Val du layon, soit 1,85 ha supplémentaires. Cela augmente d’autant l’étendue de la parcelle et le projet de vitiforesterie s’agrandit. Je prends alors conseils auprès d’Alain Canet (La Belle vigne) et de Yves Gaborit (Mission bocage) pour ces plantations d’une autre envergure. Un rucher est aussi installé sur place.

Je travaille ces 3,8ha de vignes seule, sans grosses machines et avec beaucoup d’huile de coude pour préserver mes parcelles. Ce projet ne serait pas possible sans le soutien précieux de mes proches dans les moments où deux mains ne suffisent plus, et depuis 2021, sans quelques saisonniers fidèles qui apportent énergie, bienveillance et précieux regards extérieurs. 100 % de mes raisins sont soignés et récoltés à la main. A la cave, j’essaie d’être la moins interventionniste possible, ne pas utiliser d’intrants. Certaines cuvées comme Dahlia, Maia, Zetian, Sappho, Sha y parviennent aisément (cuvées sans aucun intrant ni même sulfite ajouté, sans collage ni filtration, en levures indigènes), d’autres comme les liquoreux Cocous sont sur la bonne voie.